5 avril 2007
Vive le TGV mais ….

L'AFOC se réjouit du record de vitesse obtenu, par le TGV. Ce résultat est à l'honneur du savoir-faire des cheminots français comme des techniciens et ingénieurs de l'industrie ferroviaire nationale. Ainsi se confirme une technicité de pointe dont on peut espérer des retombées favorables pour notre pays.

Il reste que, pour les voyageurs, une certaine réalité ne se laisse pas oublier. Le développement de la grande vitesse ne doit pas obérer la nécessité d'important financements publics sur tous les plans.

Les prix du billet augmentent au-delà de l'inflation et ceux qui sont annoncés sur la ligne de l'Est provoquent, d'ores et déjà, une grogne des riverains utilisateurs.

L'état général du réseau français, selon un audit établi en 2005, ne laisse pas d'inquiéter sur plusieurs points. Les lignes régionales, en particulier, n'ont pas été régénérées depuis 50 ans ! la fermeture temporaire pour raison de sécurité de la ligne Neussargues - Béziers, en constitue, le dernier exemple.

Aussi, la SNCF a-t-elle instauré discrètement des ralentissements de sécurité, dont la longueur atteint 800 kms.

Enfin, la banlieue parisienne demeure un élément des plus sensibles. L'exaspération des voyageurs sur certaines lignes de Transilien est permanente. Quoiqu'on fasse, l'image de la SNCF n'en sort pas grandie.

L'AFOC rappelle que, pour elle, le désengagement de l'Etat est une aberration qui bafoue, à terme, les valeurs du service public.

La très grande vitesse ne doit pas nous conduire au train à deux ou à trois vitesses !

Contact : Serge Mouradian - 01 40 52 85 91 - 06 09 92 51 13 Paris, le 3 avril 2007



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