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21 décembre 2009 Consommées les Assises ?
Tribune libre
Dans un précédent numéro des Cahiers AFOC, Valérie GERVAIS a porté jugement sur ce qu'il convenait de penser des Assisses de la consommation et a invité les adhérents de l'Afoc à réfléchir sur la mise en œuvre de certaines esquisses chaotiques qui tiennent lieu de projets maitrisés ? Premier esquisse et non des moindres : la société de consommation des « années bonheur » telles que définies par les nostalgiques est en crise dans son fonctionnement et ses fondements ; aussi bien, des « voix » ( ?) s'élèvent pour réclamer une nouvelle croissance ; les voix en question pourraient être celles des consommateurs « placés au cœur du marché » dès lors qu'ils seraient mis en situation de s'exprimer à partir de structures rénovées de leurs organisations prenant prioritairement en compte leur « représentativité », analyse de M. NOVELLI. Certes, sauf que :
- A partir de ces faits patents, le « super agrément » ne saurait prétendre créer une distinction susceptible de s'imposer au juge sauf à donner immédiatement lieu à recours devant le Conseil d'Etat qui a priori ne devrait pas être particulièrement sensible à ce « marketing de foire » ; alors, que reste t-il de cette distinction dans un ordre nouveau, au demeurant mal payée de retour, quelle ingratitude de la part des bénéficiaires… !
A l'époque, le CNPF et ses deux représentants se sont opposés avec obstination à ce que le terme label offre une garantie juridiquement à l'identique de ce qui est fait en agroalimentaire y compris au niveau de l'Europe. La pizza Napolitaine ne vient-elle pas d'être labellisée ; dans tous les autres domaines, le label n'offre actuellement aucune garantie aux consommateurs, tout en se prévalant de ce qu'il apporte faussement aux consommateurs ; il serait surprenant que le MEDEF et Mme PARISOT mangent aujourd'hui le chapeau de leurs prédécesseurs en l'absence de toute exigence précise et insistante des Pouvoirs Publics que nous n'avons pas obtenu à l'époque. A vous de jouer M. NOVELLI. C'est tout le problème de la certification qui est ainsi posé ; elle exige trois partenaires : l'entreprise, l'administration, un représentant des consommateurs. Dans combien d'organismes de certification véritablement indépendants siègent les associations dites « représentatives » et que restera t-il de la qualité des produits et services si la certification devient un instrument d'échange exclusivement pratiqué entre professionnels comme déjà. De ce point de vue, l'afoc suivra avec un intérêt tout particulier la certification de la médiation généralisée à toute activité prônée par le Ministre et avec une interrogation sceptique et admirative sur la démarche entreprise et ses résultats. Dans un département d'Ile de France pour ne citer qu'un exemple, on a déjà une bonne trentaine de conciliateurs de justice, personnage parfaitement estimable s'il en est, 17 organisations de consommateurs implantées, n + x médiateurs abondamment répandus, auxquels il convient d'ajouter les magistrats affectés à la conciliation siégeant dans les tribunaux d'instance, outre des survivances rémanentes des BP 5000. Qui a dit qu'on allait manquer de litiges et de diversité apportée à leur règlement ! ? P. MARLEIX Président d'Honneur de l'afoc |
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