13 décembre 2011
L'économie sociale ou l'entreprise à visage humain

Une économie à plusieurs facettes

L'économie de marché règne sur la planète. Dérèglementation accrue, libre concurrence la plus grande : c'est la finance qui dirige l'ensemble des activités économiques. Certains actionnaires institutionnels et des fonds de placement exercent une spéculation effrénée : c'est la logique des profits. Au sein de cette économie globalisée, et donc soumises à ses règles, évoluent quelques entreprises (coopératives, associations, mutuelles) dont le but n'est pas l'enrichissement de leurs propriétaires. Il s'agit des entreprises de l'économie sociale.

Une économie dirigée autrement

Ces entreprises ont en commun leur mode de gouvernance démocratique : 1 homme = 1 voix. Les bénéfices qu'elles dégagent sont partagés entre salariés, réinvestis pour développer la structure, redistribués aux sociétaires par l'amélioration des prestations fournies. Le capital n'est pas rémunéré comme dans une entreprise classique (pas d'actionnariat, donc pas de dividendes). Ainsi, l'économie sociale est à même d'exercer, à qualité égale, une pression supplémentaire sur les prix en favorisant leur modération.

Une économie au service des personnes

La logique des profits tend à créer de nouveaux services ou produits non demandés par les consommateurs mais à forte valeur ajoutée, dans le seul but d'enrichir les propriétaires. A contrario, pour l'économie sociale, il s'agit d'une logique de besoins : ceux exprimés par ses sociétaires auxquels les prestations proposées sont celles qu'ils ont définies collectivement. Les contraintes qui lui sont imposées par le marché rendent obligatoire son adaptation alors qu'elle doit maintenir ses objectifs et son mode de fonctionnement propres. Son avenir en dépend.



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