17 juin 2013
Nutrition et cancer

Selon, l'agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES), il n'existe pas d'aliment qui puisse être directement incriminé de façon isolée dans la survenue d'un cancer. Le cancer est une maladie multifactorielle faisant intervenir des déterminants individuels (patrimoine génétique, statut hormonal) comportementaux (tabac, nutrition) et environnementaux (rayonnement solaire, exposition professionnelle…). L'agence a mené une étude sur les relations « nutrition et cancer » pour analyser la légitimité de recommandations nutritionnelles dans le cadre de la prévention des cancers.

Facteurs évitables et pourtant augmentant le risque de cancer
-  Les boissons alcoolisées : niveau de preuve convaincant pour plusieurs cancers : bouche, pharynx, larynx, oesophage, côlon rectum chez l'homme, sein ;
-  le surpoids et l'obésité : niveau de preuve convaincant pour plusieurs cancers : œsophage, endomètre (utérus), rein, colon-rectum, pancréas, sein après la ménopause ;
-  les viandes rouges et charcuteries : niveau de preuve convaincant pour le cancer colorectal ;
-  le sel et les aliments salés : niveau de preuve probable pour le cancer de l'estomac ;
-  les compléments alimentaires à base de béta carotène : niveau de preuve convaincant pour le cancer du poumon chez les fumeurs.

Les facteurs pouvant diminuer le risque cancer sont :

-   l'activité physique : niveau de preuve convaincant pour le cancer du colon ;
-   la consommation de fruits et de légumes : niveau de preuve probable pour plusieurs cancers : bouche, pharynx, larynx, oesophage, estomac, poumon ;
-   l'allaitement : niveau de preuve convaincant pour le cancer du sein.

Incitations soutenues par l'AFOC

La recommandation visant à promouvoir une alimentation équilibrée et diversifiée encourage à :
-  consommer au moins 400 g de fruits et de légumes par jour ;
-  diversifier les sources de protéines en alternant viandes rouges avec des viandes blanches, des œufs ou du poisson, en limitant la viande rouge à 500g par semaine,
-  limiter la consommation de sel
-  éviter la supplémentation en vitamines, elle peut conduire à des apports excessifs.

Pour disposer de l'étude http://www.anses.fr/Documents/NUT2007sa0095Ra.pdf



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