26 janvier 2005
VOUS AVEZ DIT « SINISTROSE » ?

Les experts en diagnostic sociétal constatent que le moral des français, en ce début d'année, est en forte baisse. Faut-il s'en étonner quand on voit les consommateurs ensevelis sous une avalanche de hausses des tarifs et des prix.

Récapitulons :

FRANCE TELECOM : Voilà l'entreprise désormais privatisée accusée de désinformation sur les conséquences de ses modifications tarifaires par un rapport de l'Autorité de Régulation des Télécoms (ART), approuvé, dans un premier temps par le ministre de tutelle. Finalement l'arbitrage gouvernemental et la décision de l'ART en faveur de FRANCE TELECOM a de quoi laisser l'usager-client pour le moins désabusé et inquiet.

GAZ DE FRANCE : Après l'augmentation de novembre, alors que nous demandons au ministre la tenue urgente d'une table ronde sur la sécurité, suite à l'accident de Mulhouse, on nous annonce, sans pudeur, « un rattrapage de printemps », sur les tarifs des particuliers.

EDF : L'ouverture à la concurrence serait-elle « augmentogène » par nature ? On peut le craindre lorsqu'on voit des concurrents souhaiter des augmentations tarifaires de l'entreprise publique afin de demeurer au niveau dans la compétition !

SNCF : La compagnie nationale fait état de baisses et de hausses ciblées qui se traduiront, en définitive, par une majoration de 3 € sur les TGV les plus fréquentés. On peut s'interroger, par ailleurs, sur l'intérêt final des voyageurs devant le surdéveloppement des opérations sporadiques de marketing.

LA POSTE : Le prix du timbre est augmenté de 3 centimes et l'affranchissement pour les pays de l'Union Européenne n'est pas aligné sur celui de la France. Rappelons que la dernière augmentation postale remonte à Mai 2004.

Un tel tour d'horizon, pourtant limité à ce qu'il est convenu d'appeler « le secteur public » ne suffira-t-il pas à rendre, pour le moins, morose le consommateur moyen ? D'autant plus que la baisse générale des produits de grande consommation s'avère une baudruche oubliée sur la grève des promesses non tenues.

Contact presse : Serge MOURADIAN 01 40 52 85 91



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