12 novembre 2015
Editorial et sommaire des cahiers de l'AFOC n°225 - novembre/décembre 2015
UNE COP 21 SANS LES CONSOMMATEURS...

La France accueillera du 30 novembre au 11 décembre 2015, la 21ème Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (« Paris 2015 »)

avec pour objectif d'aboutir à un accord international, juridiquement contraignant et applicable à tous les pays signataires et par voie de conséquence, à tous les citoyens consommateurs des dits pays.

On peut donc légitimement s'étonner que les organisations agréées de consommateurs n'aient pas été conviées à l'événement, tant celui-ci les concernent, au moins pour 3 raisons :

.La première est que la mobilisation citoyenne ne peut se réduire à un aréopage qui sous la bannière « Coalition climat 21 » se compose certes de syndicats, d'associations de solidarité internationale, d'organisations confessionnelles, d'ONG de défense des droits humains, d'environnement, mais ne compte aucun représentant des consommateurs ; et ce alors que les questions telles que la fiscalité écologique (les taxes environnementales représentent déjà plus de 40 Mds€ annuels prélevés au ¾ sur les consommations !), l'affichage social et environnemental des produits de consommation ou de santé environnementale, entre autres sujets, sont des préoccupations de plus en plus prégnantes pour eux.

.La deuxième est que la tentation est grande pour le gouvernement de se servir de la question écologique pour faire passer des réformes autoritaires qui portent préjudice aux intérêts des consommateurs : impossibilité de faire des feux de cheminée ouverte en Ile de France, de rouler en Centre-ville en automobile en période de pollution, obligation de faire des travaux de rénovation thermique en cas de vente du logement… Tout peut être prétexte à les soumettre et à les taxer alors même qu'au nom de la politique de l'offre, les autres opérateurs économiques ne seraient pas mis à contribution, sauf dans des opérations de greenwashing. Il faudrait être bien mal informé, naïf ou de mauvaise foi, pour ignorer la capacité du capitalisme à intégrer la question climatique et en faire supporter le coût aux autres acteurs qu'ils soient consommateurs ou salariés.

.Enfin, l'écologie ne doit pas être le cheval de Troie du néolibéralisme et motiver de nouvelles dérégulations comme celles permises par la loi Macron avec la libéralisation du trafic par bus ou l'avènement d'une économie « servicielle » ou collaborative qui n'est vertueuse que dans les colloques où d'aucuns « écotartuffes  » se complaisent à faire tourner en rond l'économie circulaire pour que rien ne change dès lors qu'ils en profitent.

Et cela, qui peut mieux le rappeler qu'une organisation de consommateurs ?


Sommaire

L'ACTU DE L'AFOC

-  Halte aux frais cachés lors de l'achat de billets d'avion sur internet (p. 2-3)
-  Connaissez-vous le radon ? (p. 3)
-  Cueillette des champignons : gare aux risques d'intoxication ! (p. 4)
-  Fin des frais de transfert pour les dossiers d'autoécole (p. 5)

A SAVOIR

-  Pour que le champagne ne donne pas mal à la tête (p. 6)
-  Alimentation : la bonne qualité des « premiers prix »

AGENDA (p. 8)



ASSOCIATION FORCE OUVRIÈRE CONSOMMATEURS 141, Avenue du Maine - 75014 Paris - Tél: 01 40 52 85 85 - Fax: 01 40 52 85 86 - afoc@afoc.net