8 août 2020
Arnaques en ligne, que faire ?

Les pourriels (spams) comme le hameçonnage (phishing) sont autant de messages malveillants desquels il convient de protéger les citoyens.

Afin de permettre une prise en charge rapide et aisée des internautes, l'AFOC rappelle le ministère de l'intérieur a mis en place un portail officiel unique de signalement des contenus illicites publics de l'internet, accessible à l'adresse www.internet-signalement.gouv.fr. Ce portail vise à recevoir les signalements de contenus publics illicites (pédophilie et pédopornographie, haine raciale et religieuse, terrorisme) ainsi que d'escroquerie et d'arnaques financières utilisant internet. Les signalements, qui peuvent être anonymes, sont centralisés et traités par des policiers et gendarmes affectés à la plateforme d'harmonisation, d'analyse, de recoupement et d'orientation des signalements (PHAROS), qui est intégrée à l'office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC) de la direction centrale de la police judiciaire.

Lorsque les contenus ou comportements signalés sont bien constitutifs d'une infraction à la loi, ils sont orientés vers le service compétent (police nationale, gendarmerie nationale, douanes ou direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes - DGCCRF) et une enquête est ouverte, sous l'autorité du procureur de la République. Si les contenus signalés sont illicites mais conçus à l'étranger, les signalements sont transmis à Interpol qui les oriente vers les autorités judiciaires du pays concerné.

Outre ce portail en ligne, la plateforme téléphonique INFO ESCROQUERIES (n° de téléphone : 085 805 817), également gérée par l'OCLCTIC, permet à toute personne et notamment aux victimes, d'être conseillée et orientée vers les bons services lorsqu'elle est confrontée à des messages susceptibles de relever de l'escroquerie ou d'autres qualifications (tromperie, litige civil ou commercial, etc.). Pour les autres messages frauduleux ne relevant pas de l'escroquerie, un protocole a été signé avec la DGCCRF qui permet de lui adresser les signalements relevant de ses services (par exemple, en matière de tromperies commerciales). Toujours dans l'optique de faciliter l'accès à la procédure et la répression de ces comportements, le Gouvernement projette de mettre en place une plateforme de plainte en ligne pour les escroqueries commises sur internet, nommée THESEE (traitement harmonisé des enquêtes et des signalements des e-escroqueries). La plateforme a vocation à accueillir les plaintes concernant six types d'infractions : le piratage de messagerie électronique, le chantage en ligne, les rançongiciels, l'escroquerie à la romance et les fraudes liées aux faux sites de vente et aux petites annonces. Gérée par l'OCLCTIC, elle devrait simplifier les démarches des victimes et centraliser le traitement des contentieux par des équipes spécialisées, sans pour autant se substituer à la plainte en commissariat qui reste toujours possible si la victime le souhaite.



ASSOCIATION FORCE OUVRIÈRE CONSOMMATEURS 141, Avenue du Maine - 75014 Paris - Tél: 01 40 52 85 85 - Fax: 01 40 52 85 86 - afoc@afoc.net