La Banque de France a publié sa dernière note thématique sur le profil des ménages en difficulté. Si le nombre de dossiers déposés est en hausse globale, une fracture de genre persiste : les femmes sont plus nombreuses à basculer dans le surendettement, souvent piégées par des ressources limitées et des charges familiales pesantes.
Alors que l’inflation pèse déjà lourdement sur le budget des ménages, les frais bancaires poursuivent leur hausse, souvent discrète mais bien réelle. Tenue de compte, cartes, incidents de paiement : la note grimpe et la transparence reste insuffisante, dénonce l’Afoc.
Une hausse continue, presque invisible
Une nouvelle législation entrera en vigueur le 13 novembre 2025, marquant un tournant décisif pour les familles endeuillées. La loi n° 2025-415 du 13 mai 2025 et son décret d'application du 13 août 2025 viennent encadrer strictement les frais bancaires prélevés lors du traitement des successions, instaurant des plafonds et des cas de gratuité. Une mesure attendue qui vise à mettre fin à des pratiques tarifaires jugées excessives et hétérogènes.
À partir de novembre 2026, les règles du jeu changent profondément pour les clients comme pour les banques. Derrière les titres alarmistes dans la presse sur “l’interdiction des découverts”, c’est en réalité une refonte complète du dispositif des crédits a la consommation qui s’annonce (voir ci-après).
L'Observatoire des tarifs bancaires (OTB) a dévoilé le 7 octobre les conclusions de son 14ème rapport annuel, révélant une augmentation moyenne des tarifs bancaires de 3,1% entre 2024 et 2025.
Bien que cette hausse globale reste inférieure à l'inflation cumulée sur les dix dernières années, elle cache des disparités importantes selon les services, avec une envolée notable des frais de tenue de compte.
Annoncé de longue date, le service de vérification du bénéficiaire, également connu sous le nom de "Verification of Payee" (VoP), est officiellement entré en vigueur le 9 octobre 2025 pour tous les virements bancaires en France.
Le verdict annuel de l'Observatoire de l'inclusion bancaire (OIB) est tombé. Publié en début d’été, le rapport sur les données de l'année 2024 dresse un tableau en clair-obscur, où les succès des dispositifs de protection se heurtent à la dure réalité d'une précarité croissante. Si les banques identifient mieux leurs clients fragiles, une hausse alarmante des dépôts de dossiers de surendettement vient confirmer les tensions économiques qui pèsent sur de nombreux ménages.
L’Afoc, aux côtés de plusieurs associations de consommateurs agréées (ACLC, ADEIC, ALLDC, CNAFAL, CSF, Familles de France, Indecosa-CGT) et en partenariat avec l’Association Française des Sociétés Financières (ASF) et l’Institut National de la Consommation (INC), participe activement à une campagne d’information nationale visant à alerter les consommateurs sur la recrudescence des fraudes par manipulation.
Les récentes investigations de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) révèlent une réalité préoccupante : malgré les réglementations, les irrégularités liées à la facturation des frais bancaires persistent. L'enquête menée entre 2023 et 2024 auprès de 100 établissements bancaires met en lumière des pratiques abusives qui pénalisent les clients, notamment en cas d'incidents de paiement.