À compter du 1er août 2026, plusieurs produits d'épargne réglementée voient leur rémunération évoluer. Si cette revalorisation constitue une bonne nouvelle pour les millions de Français qui privilégient une épargne sûre et disponible, elle reste néanmoins modérée au regard du contexte économique.
Une hausse du Livret A et du LDDS
Le taux du Livret A passe de 1,5 % à 1,7 %. Cette hausse s'applique également au Livret de développement durable et solidaire (LDDS), dont la rémunération est désormais alignée sur celle du Livret A. Cette décision fait suite à la remontée de l'inflation observée au cours du premier semestre 2026 et marque un coup d'arrêt à la baisse continue des taux, enregistrée depuis 2025.
Le LEP reste le livret le plus avantageux
Bonne nouvelle pour les ménages modestes : le Livret d'épargne populaire (LEP) conserve un taux de 2,5 %. Bien que la formule de calcul aurait conduit à une baisse de sa rémunération, le Gouvernement a choisi de maintenir ce niveau afin de préserver l'attractivité de ce produit destiné aux foyers les plus modestes.
Les nouveaux taux au 1er août 2026
- Livret A : 1,70 %
- LDDS : 1,70 %
- LEP : 2,50 %
- Compte Épargne Logement (CEL) : 1,25 % (brut, soumis à la fiscalité selon la date d'ouverture).
Une hausse bienvenue… mais limitée
Pour les épargnants, cette revalorisation permet de mieux protéger leur épargne contre les effets de l'inflation. Toutefois, avec un rendement de 1,7 %, le Livret A demeure loin des niveaux observés il y a quelques années et son pouvoir de préservation du pouvoir d'achat reste relatif.
À titre d'exemple, un Livret A alimenté au plafond (22 950 €) générera désormais environ 390 euros d'intérêts par an, contre environ 344 euros auparavant, soit un gain supplémentaire d'une quarantaine d'euros sur une année complète.
Un équilibre entre les intérêts des épargnants et ceux du logement social
La fixation du taux du Livret A ne concerne pas uniquement les particuliers. Une grande partie des sommes déposées est centralisée par la Caisse des Dépôts afin de financer la construction et la rénovation du logement social. Une augmentation trop importante du taux renchérirait le coût de ces financements pour les bailleurs sociaux, tandis qu'un taux trop faible pénaliserait les épargnants.
Le relèvement décidé au 1er août apparaît ainsi comme un compromis entre la protection de l'épargne des ménages et le maintien de conditions de financement soutenables pour le logement social.
La vigilance reste de mise…
Si cette hausse constitue un signal positif, elle ne doit pas masquer les difficultés persistantes auxquelles sont confrontés de nombreux ménages. Dans un contexte où le coût du logement, de l'énergie et de l'alimentation demeure élevé, les capacités d'épargne restent limitées pour une partie importante de la population.
Pour l'AFOC, l'épargne réglementée doit continuer à jouer pleinement son double rôle : protéger le pouvoir d'achat des épargnants tout en contribuant au financement de politiques publiques essentielles, au premier rang desquelles figure le logement social.