Incendies : les consommateurs ne doivent pas être les victimes oubliées des assurances

28 juillet 2026
Feu forêt

Les incendies qui frappent actuellement plusieurs régions françaises rappellent une réalité désormais incontestable : les événements climatiques extrêmes deviennent plus fréquents et plus destructeurs. Derrière les images spectaculaires des forêts en flammes, ce sont des milliers de familles qui perdent parfois leur logement, leur véhicule et l'ensemble de leurs biens.

Dans ces moments dramatiques, les consommateurs doivent pouvoir compter sur leur assurance. Pourtant, les difficultés commencent souvent lorsque les flammes sont éteintes : expertises contestées, délais d'indemnisation, désaccords sur la valeur des biens détruits, franchises, vétusté... Autant de sujets qui peuvent transformer une catastrophe en véritable parcours du combattant.

L'AFOC rappelle plusieurs règles essentielles. Tout d'abord, un incendie de forêt relève généralement de la garantie « incendie » du contrat multirisque habitation et non du régime des catastrophes naturelles. Les assurés doivent déclarer leur sinistre dans les meilleurs délais, conserver toutes les preuves possibles (photographies, factures, relevés bancaires, inventaire des biens) et ne pas hésiter à demander des explications précises sur le calcul de leur indemnisation.

En cas de désaccord avec l'évaluation réalisée par l'expert mandaté par l'assureur, les consommateurs disposent également du droit de solliciter une contre-expertise. Cette possibilité est souvent méconnue alors qu'elle peut permettre d'obtenir une évaluation plus juste des dommages.

Mais au-delà de la gestion des sinistres, une autre inquiétude grandit : l'augmentation continue des primes d'assurance. Les événements climatiques se multiplient et les assureurs répercutent progressivement cette hausse de la sinistralité sur les cotisations des ménages. Le risque est de voir certains territoires devenir de plus en plus coûteux à assurer, voire difficilement assurables.

L'AFOC estime qu'il n'est pas acceptable que les consommateurs supportent seuls les conséquences financières du changement climatique. La solidarité nationale, les politiques publiques de prévention des incendies et la responsabilité des assureurs doivent aller de pair. Les contrats doivent rester accessibles, lisibles et garantir une indemnisation rapide et intégrale des victimes.

Face à des catastrophes appelées à se répéter, il est indispensable de renforcer les droits des assurés, d'améliorer la transparence des expertises et de mieux encadrer les pratiques des compagnies d'assurance. Les consommateurs ne doivent pas payer deux fois : une première fois en subissant les incendies, une seconde par des indemnisations insuffisantes ou des hausses de cotisations injustifiées.