Communiqué de presse AFOC - Tarifs bancaires 2026 : les banques doivent cesser de faire payer davantage les services du quotidien

30 juin 2026
Cartes bancaires

L'AFOC prend connaissance avec préoccupation des conclusions du 15ᵉ rapport de l'Observatoire des tarifs bancaires. La hausse moyenne de 2,7 % des tarifs bancaires entre 2025 et 2026, supérieure à l'inflation, confirme une tendance préoccupante : les frais bancaires continuent d'augmenter plus rapidement que le coût de la vie.

Les consommateurs voient progresser le coût de services bancaires du quotidien – frais de tenue de compte, cartes bancaires, opérations en agence – alors même que l'accès à un compte bancaire constitue aujourd'hui un service indispensable à la vie économique et sociale. Ces augmentations, même lorsqu'elles paraissent limitées individuellement, s'accumulent et pénalisent particulièrement les ménages aux revenus modestes, les personnes âgées et les usagers les moins familiarisés avec les services numériques. Ces hausses touchent en priorité les consommateurs qui disposent de peu de marges de manœuvre pour changer d'établissement ou renoncer à ces services.

Dans le même temps, le secteur bancaire a retrouvé depuis plusieurs années des niveaux de rentabilité élevés grâce à la remontée des taux d'intérêt. Dans ce contexte, l'AFOC considère que les consommateurs ne doivent pas financer, par une augmentation continue des frais bancaires, les stratégies commerciales des établissements.

L'AFOC se félicite que les établissements bancaires maintiennent des tarifs très inférieurs au plafond réglementaire pour l'offre destinée aux clients en situation de fragilité financière. De même, l'encadrement des frais bancaires de succession démontre que l'intervention du législateur est efficace : la réglementation a permis une baisse significative des frais supportés par les héritiers, preuve qu'une meilleure protection des usagers est possible lorsque des règles claires sont fixées.

Ces avancées ne doivent toutefois pas masquer les difficultés persistantes. L'AFOC déplore notamment que les usagers des territoires ultramarins continuent de supporter, pour de nombreux services, des tarifs supérieurs à ceux pratiqués en Hexagone. Cette situation est difficilement justifiable et appelle des mesures correctrices.

L'AFOC rappelle que la concurrence bancaire ne peut produire pleinement ses effets que si les consommateurs disposent d'une information claire, lisible et facilement comparable. À cet égard, elle demande un renforcement de la transparence tarifaire, une vigilance accrue des pouvoirs publics sur l'évolution des prix et la poursuite des travaux visant à limiter les frais qui pèsent sur les particuliers.

Dans un contexte où le pouvoir d'achat demeure une préoccupation majeure, les établissements bancaires doivent prendre leur part de l'effort collectif.

Les services bancaires constituent aujourd'hui un service essentiel. Ils doivent rester accessibles à tous, dans des conditions tarifaires justes, transparentes et compatibles avec les exigences du pouvoir d'achat.

L'AFOC continuera de défendre une banque au service des consommateurs !