Le 16 juin 2026, le Parlement européen et le Conseil sont parvenus à un accord politique provisoire dans le cadre du projet Omnibus VI relatif aux produits chimiques présents dans les cosmétiques.
Ce texte modifie notamment le calendrier de retrait des substances classées CMR (Cancérogènes, Mutagènes ou Toxiques pour la reproduction) dans les produits cosmétiques.
En effet, les industriels disposaient initialement de 18 mois pour supprimer certaines substances chimiques reconnues comme toxiques pour la santé. Dorénavant, ce délai est étendu à environ deux ans et demi, avec de possibles dérogations.
L’AFOC appelle les décideurs à rejeter cet accord provisoire, estimé trop permissif par rapport aux enjeux sanitaires.
Cette mesure constitue un recul sanitaire qui prolonge l'exposition du public à des substances préoccupantes. Dans notre article de mai 2026, nous alertions déjà sur les risques avérés en appelant les autorités européennes à mieux protéger la santé des consommateurs qui doit rester une priorité absolue des politiques publiques européennes.
L’AFOC recommande quelques réflexes simples pour limiter les risques, comme :
- la vérification de la composition en utilisant, par exemple, des applications mobiles de notation cosmétique pour repérer la présence d'ingrédients controversés (perturbateurs endocriniens, allergènes, conservateurs à risque) ;
- la réduction de l’utilisation de certains produits en privilégiant des produits affichant des listes d'ingrédients (INCI) courtes et des labels reconnus qui interdisent un grand nombre de substances de synthèse problématiques ;
- la surveillance des réactions et le signalement des effets indésirables En cas de rougeurs, boutons ou démangeaisons ou autre symptôme, cessez immédiatement l'utilisation du produit sur le portail officiel du ministère de la Santé (signalement.social-sante.gouv.fr).