Vapotage : mieux que la cigarette, mais pas sans risques

09 février 2026
Vape

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié début février un rapport d’expertise actualisé sur les produits du vapotage, marquant une étape importante dans la compréhension des effets sanitaires associés à l’usage des cigarettes électroniques. Cette expertise, rendue publique sur le site officiel de l’agence, met en lumière les risques potentiels du vapotage tout en réaffirmant son rôle possible comme outil de sevrage pour les fumeurs adultes.

 

Des risques bien réels malgré l’absence de combustion

Selon l’Anses, les risques sanitaires liés au vapotage ne doivent pas être sous-estimés : l’inhalation répétée d’aérosols issus des cigarettes électroniques expose les utilisateurs à des substances potentiellement toxiques, générées soit à partir des composants des e-liquides, soit lors du chauffage de ces derniers. Ces risques ne sont pas exclusivement liés à la nicotine, et peuvent se manifester même dans des produits sans nicotine.

L’agence identifie notamment des effets cardiovasculaires, respiratoires et cancérogènes possibles, attribuables notamment à certaines substances formées dans l’aérosol inhalé. Dans ce contexte, elle recommande de mettre en œuvre des mesures d’encadrement strictes et de mieux informer les consommateurs sur les dangers potentiels.

 

Usage réservé aux fumeurs en démarche de sevrage

Sur le plan des recommandations, l’Anses souligne que le vapotage peut représenter une option transitoire pour arrêter de fumer, à condition qu’il soit utilisé en usage exclusif et dans le cadre d’une stratégie d’arrêt définie, avec l’accompagnement de professionnels de santé. Elle met toutefois en garde contre toute action incitant au vapotage chez les non-fumeurs et les jeunes, populations particulièrement vulnérables.

L’agence insiste sur l’importance de l’application stricte des dispositions réglementaires existantes, notamment l’interdiction de vente aux mineurs, l’interdiction de publicité et la promotion de ces produits, afin d’éviter une banalisation du vapotage dans la société.

 

Vers un encadrement renforcé

Ce rapport intervient dans un contexte où les autorités sanitaires et politiques multiplient les démarches pour réduire l’usage du tabac et de ses substituts chez les jeunes, tout en tentant de cibler les stratégies de prévention et de traitement du tabagisme. Si la cigarette électronique est confirmée comme moins nocive que le tabac fumé, l’Anses rappelle que cela ne signifie pas qu’elle soit sans risque, et que sa place doit être limitée et encadrée avec rigueur.